jeudi 16 octobre 2008

Que dire?

Et me revoilà sur mon blog après une semaine d'absence. Que dire pour ma défense face à cet odieux crime d'abandon blogaire?
D'abord que internet par wifi à Vannes, c'est vraiment pas ce qu'on trouve de plus performant, et je reste polie,e et ensuite, parceque j'ai pas grand chose de palpitant à raconter. Pas de rencontre avec des mémés hystériques dans le bus ou ailleurs, pas de nouvelle recette super trop bonne à expérimenter, la petite routine quoi. Le quotidien, la semaine de cours qui finit le mardi soir, une tarte au citron un peu ratée etc...
Donc, pour changer, j'ai choisi de vous parler d'un livre que j'ai lu. Et qui ne m'a pas plu. Si ça pouvait vous éviter de l'acheter bêtement, sachez que je le prête pour pas cher (il faut bien rentabiliser).


Le pavillon des pivoines
Lisa See

Depuis quelques années, je suis très attirée par tous ces romans historiques asiatiques. La richesse et le raffinement des cultures chinoises, japonaises, indiennes me fascine. On a souvent tendance à considérer que seuls nos cultures occidentales sont vraiment "cultivées", mais à l'époque où la France était encore au Moyen-Age, l'art, des techniques, des arts et des traditions très raffinées étaient déjà en place dans ces pays lointains.
Donc, quand j'ai vu ce livre, avec une couverture, il faut bien le dire plutôt réussie, je n'ai pas hésité longtemps avant de l'acheter. Un cadre ancien, une histoire d'amour empêchée par le poids des traditions à réveillé mon côté romantique et fleur bleue.
J'aime bien me laisser aller à être fleur bleue de temps en temps, mais parfois trop, c'est trop.

Résumé:
Dans une famille chinoise aisée, les jeunes filles sont tenues cachées dans leurs appartements jusqu'au jour où leur mariage sera célébré. Là elle apprennent l'art de la musique, la broderie, le bandage des pieds (même si j'admire beaucoup la culture chinoise on ne m'enlevera pas de l'esprit que c'est vraiment barbare comme pratique) et autres choses de filles, mais surtout pas la poésie, qui pourrait corrompre leur coeur et leur esprit purs et leur insuffler le mal d'amour.
mais la jeune Pivoine à appris à lire et se plonge dans la lecture d'un opéra follement romantique "le pavillon des pivoines". Au cours d'une représentation de cet opéra exceptionnellement ouverte aux femmes, elle rencontre clandestinement un beau poète, et ils partagent ensemble trois magnifiques soirées d'un amour passionné mais strictement intellectuel et platonique.
Après cette rencontre, la jeune héroine, atteinte par le "mal d'amour" et affligée par son mariage prochain, se replonge dans ses lectures au point de se laisser mourir de faim. C'est là qu'elle apprend son erreur, car elle était précisément promise à l'homme de ses rêves, mais ne le savait pas.
Le reste du livre (donc les 3/4) raconte l'errance sous forme de fantôme de l'infortunée héroine qui n'ayant pas été mariée et plus ou moins répudiée par sa famille, ne peut aller poursuivre son destin dans les enfers. Elle reste donc sur terre et tente d'influer sur la vie de son amour, persuadée que celui-ci saura la reconnaître. La première femme qui la remplace auprès du poète est insupportable, elle la force donc à se motrer plus agréable et soumise. Mais celle-ci se laisse mourir pour échapper à l'influence du fantôme. Attérée par le mal qu'elle a pu faire, l'héroine tente donc de faire le bien et de trouver une autre épouse cultivée, raffinée et gentille pour la remplacer. Le roman se termine par la reussite de ses actions, et un bonheur relatif accompli en voyant ses écrits et poèmes de jeunes fille reconnus et publiés et son "mariage fantôme" célébré.

Voilà le résumé. Maintenant, pourquoi je n'ai pas aimé.
Comme je l'ai dit, parfois j'aime me laisser à être un peu fleur bleue. L'amour, tout ça c'est bien mignon, mais un livre entièrement centré sur l'amour malheureux et les gérémiades d'une éternelle adolescente naïve et amoureuse, c'est un peu trop. Elle se lamente de son malheure pendant sa vie, et après sa mort, perdue et abandonnée de tous, c'est encore pire. De plus, elle calque sa vie sur un opéra fantastique dans lequel deux amants s'aiment par-delà la mort et parviennent même à resusciter, ce qui l'expose bien entendu à des déceptions, puisque son amant ne sent absolument pas sa présence en tant que fantôme et la remplace même très vite par une autre. Tout cela est donc, de mon point de vue, très niais, même s'il permet de connaître un peu mieux la vie des femmes pendant l'ancienne période chinoise, ainsi que le culte très précis rendu aux morts, aux fantômes et aux esprits, qui est très intéressant dans une perspective historique.
malgré tout j'aurais mieux fait de l'emprunter à la bibliothèque plutôt que de l'acheter.

Héhé, ma critique littéraire est finie, mais demain avec un peu de chance, vous aurez droit à un super article sur mes nouvelles lunettes alors tenez vous prêts!!
Quel suspence!

Aucun commentaire: