Enfin ce jour est arrivé, depuis si longtemps que je l'attendais, j'ai enfin réussi à accéder à la célébrité. Les foules qui se bousculent sur mon passage, les journalistes qui font la queue pour une parole de moi, les paparazzis, la compagnie des people et des puissants de ce monde, la champagne, les petits fours, les honneurs...
Comment ça, c'est pas possible?
Eh bien si, et je vais vous l'expliquer sur le champ:
Hop retour en arrière de quelques mois, lors d'un cours particulièrement chiant dispensé par une sorte de spectre sorti de son bocal de formol pour l'occasion: un obscur cours d'épistémologie (le décors est planté). Mes accolytes C. et C. (pour préserver leur anonymat) m'informèrent que la BU de Lorient organisait un concours de nouvelles sur le thème de l'environnement et la science fiction. Pas dur, pas beaucoup de règles et un sujet intéressant... et surtout rien de mieux à faire, je me mets à écrire (oui oui, pendant le cours et d'ailleurs le prof était bien content, il pensait que je notais ses inepties).
Ces petits gribouillages impromptus sont devenus une histoire avec même une fin, et me voila prête pour le concours.
Bon ensuite, on va sauter pas mal de mois parcequ'il s'est rien passé, à tel point qu'on a cru que tout simplement on nous avait oubliés.
ET puis, soudainement, un beau jour de juin où j'étais partie faire les soldes comme toute fille qui se respecte, un coup de fil:
"oui, allo, c'est ***, de l'UBS" alors je me met à flipper en me disant qu'est ce que j'ai bien pu faire pour que la fac m'appelle en plein été?
Et non, c'était le concours, et même que j'étais lauréate, et que je devais venir à la remise des prix le 11 septembre. Et le 11 septembre, c'est maintenant!
Donc, ce latin, après un réveil en fanfare, me voila partie dans mes plus beaux atours tout neufs (bah oui, ça sert de faire les soldes) en direction de la présidence de l'UBS, accompagnée de C. (oui mais laquele?) Ceya et sa famille et de Y.. On s'attendait à une petite foule, mais bon, apparemment, dès qu'on est arrivées, on était au complet, hum bizarre.
Et un journaliste (jeune, avec des rastas et un accent bizarre, mais un journaliste quand même), vient nous parler, nous demander qui nous sommes, ce qui nous a poussé à écrire, nos motivations profondes et littéraires, enfin bref. Pis accessoirement, en louchant sur sa feuille, on a vu le classement: je suis deuxième (\o/) et Célia troisième. Une obscure fille inconnue est première (et d'ailleurs sa nouvelle à elle et nulle et pas du tout dans le sujet, gromelle).
Enfin, le vice-président arrive, et hop, petite remise des prix dans les formes, avec beau diplôme et tout, un joli stylo de l'UBS et surtout..... un chèque cadeau de 100 euros à dépenser dans une librairie de Lorient. Bon, le stylo, je m'y attendais, mais les sous, c'est vachement super bien! J'en suis toute excitée d'avance, je vais pouvoir m'acheter moults livres BD et autres objets littéraires !!!
Et ensuite petite séance de mondanités, photos, avec deux autres journalistes, dont une qui nous a enregistrées pour la radio (dis donc, on se demande quand même qui ça va intéresser), et discussion avec la mère de l'autre lauréate, la directrice de la BU etc... même avec a boire et à grignoter.
Je ne vous laisserais pas sans le mot de la fin du sous directeur:
"J'aime les gens qui diversifient leurs compétences". Quelle belle citation, retenez-la tous, ça servira pour plus tard.
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Il y a 12 heures

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