Comme malgré tout j'aime bien les transports en commun, et surtout que j'aime pas conduire plus que ça, surtout en ville, j'ai voulu tenter les bus de Vannes. Je vous épargne les retards, les déviations toutes les semaines (je ne sait toujours pas quel est le chemin habituel du bus avec tout ça), les hordes de mamans avec leurs énormes poussettes qui bloquent la sortie et les chauffeurs qui m'obligent à vider tout mon sac de sport pour retrouver mon ticket.
Non, tout cela n'a aucun intérêt puisque hier jai vécu une scène digne des plus grands films comiques.
L'histoire prend part dans un simple bus de la compagnie des TPV, le numéro 1 pour être précis, à l'arrêt République. Votre serviteuse (hum moi en fait, et je suis au service de personne), après une après midi palpitante à pratiquer les statistiques, se trouvait aussi dans ledit bus. Je voulais juste me poser sur un siège et rentrer chez moi, mais je remarquais que l'accès au bus était obstrué par une petite troupe de viei*** de personnes âgées qui avaient l'air en grand activité de parlotte. En effet, l'une d'entre elle tentait de pénétrer dans le bus munie d'un ticket poinçonné des mois auparavant. Pourtant elle affirmait l'avoir utilisé quelques minutes plus tôt, et appelait à son aide une de ses amies, corroborant ses dires. Cependant le chauffeur (pas si bête) ne se laissait pas fléchir. C'est alors qu'entra en jeux
Apparemment lassée par le manque de réaction du chauffeur, elle vint ensuite s'asseoir devant moi. Mais sa colère n'étais pas assouvie, et elle continua à le faire savoir à qui voulait bien l'entendre (ce nombre s'était singulièrement réduit depuis que les gens la connaissaient mieux), notamment qu'un certain Goulard ne faisait plaisir qu'a ses amis, qu'il était corrompu, et qu'il ne se souciait que des plaisanciers. Elle prit à partie une autre vieille madame, au brushing impeccable portant un bouquet de fleurs. Mais, coup de théatre, celle-ci se rebella et osa la contredire, arguant que le chauffeur n’était pas responsable, devenant aussitôt la cible des foudres revendicatrices et vindicatives de la chieuse. Grand mal lui en prit mes amis !
C'est là qu'elle se mit (comme aiment à le faire les vieu*** les personnes agées, afin de faire partager à tous l'expérience dont nous sommes cruellement dépourvus) à raconter sa vie de retraitée sans intérêt qui fait signer des pétitions et à traiter sa rivale de bourge qui avait les moyens de payer des tas d'impôts et de S OFFRIR DES CARTES DE BUS. C'est vrai ça, où va-t-on dans ce pays où les riches se payent des vraies cartes de bus. Et pendant le reste du trajet, elle continua à grommeler ses protestations dans l'oreille de "la bourge", qui en eu complètement marre au bout de quelques minutes, comme on peut se l'imaginer et lui demanda de "cesser de siffler à son oreille" (ceci est un reportage de premier plan, j'ai même retenu des citations). Elle tenta alors de se moquer d’elle, puisqu’elle ne savait pas où était son arrêt, preuve selon elle qu’elle ne prenait jamais le bus et qu’elle n’avait pas le droit de participer au débat. Mais ces tristes efforts n’eurent pas l’effet escomptés, puisque la bourge voulait juste rendre service à une autre dame. La totalité des gens du bus se mirent à regarder la chieuse de travers. Réduite alors à l’impuissance verbale et à la frustration, celle-ci tenta un nouveau moyen de déstabiliser son adversaire en s’en prenant à son brushing. Et oui, ceci est véridique, les mamies se crêpent véritablement le chignon dans le bus. J’ai cru avoir à faire à une gamine de 12 ans lorsque la bourge se retourna, surprise, et que l’autre lui répondit avec une mauvaise foi palpable « c’est pas moi !».
De mon côté, j’hésitais entre me marrer franchement ou proposer à cette dame une assistance psychologique d’urgence.
Heureusement, cette bonne femme franchement atteinte du chignon finit par descendre du bus, au grand soulagement de tous, peut-être pour mettre la main sur un pauvre quidam naïf pour se défouler à son tour. Espérons que son mari ai eu la joyeuse idée de se tirer très loin pour échapper à tout ça.
Mais j’en viens à des critiques qui ne sont pas de mon niveau, je vais donc arrêter là, en attendant peut être d’autres aventures.

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