lundi 29 septembre 2008

Voyager en train

Depuis quelques mois, je ne prend plus très souvent le train. Et oui, je suis passée de l'autre côté du voyage, je suis passée de la voyageuse transport en commun nonchalante et écolo à la citadine préssée, stréssée et polluante en voiture (qui plus est un tank pas maniable). Mais j'aimais bien voyager en train. Le temps du trajet, on se trouve dans une parenthèse mystérieuse où le temps semble s'étirer à l'infini. Entre le moment un peu stressant où l'on vérifie une dernière fois qu'on a son billet dans ses bagages, l'arrivée à la gare en bus (le bus sera-t-il à l'heure) ou en voiture (où est-ce-que je vais me garer?), trouver le quai sans oublier de composter son billet dans la machine qui s'obstine à ne pas marcher. Vient ensuite le soulagement de réussir à trouver le bon train et de s'installer à sa petite place. C'est une gymnastique dont on prend vite l'habitude.

L'ambiance "train" apparaît au moment où on commence à oublier tout le remue ménage qui peut se passer autour de soi, où l'esprit commence à se détendre. On s'assoit plus confortablement sur le fauteuil placide qui en a vu passer bien d'autres et l'on fait comme tous les voyageurs inoccupés: on tourne nonchalament le regard vers la fenêtre. Bien sûr, parfois on prend des bonnes résolutions: je vais lire, travailler, écrire des lettres, faire mon tricot, non, cette fois je ne vais pas perdre mon temps. Mais pourtant, c'est bien ça le charme du train, PERDRE SON TEMPS. On se laisse bercer par le roulement des roues, par le défilement des paysages, des nuages dans le ciel et finalement les pensées prennent ce rythme lent et contemplatif. S'il fait nuit, on peut se faire des grimaces dans le vitre et tenter de savoir où l'on est à partir des petites lumières des villes que l'on voit. Tous les soucis quotidiens sont tenus à distance, et semblent de plus en plus futiles, les pensées tournent au ralenti, comme une machine à laver endormie ... jusqu'à ce que, si le trajet est assez long, on se laisse ensuite glisser dans une douce somnolence jusquà ce que le train ralentisse à l'approche de votre gare.

D'un coup, le monde qui tournait à distance vous rattrape et il faut retrouver ses affaires, brinquebaler dans le couloir jusqu'à la sortie et négocier tant bien que mal la marche jusqu'au quai, puis repartir prendre sa place dans le trafic urbain, en laissant derrière soi ce petit moment de calme, pour le retrouver un prochain trajet.

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Et voilà que je me met à faire de la pub pour la SNCF moi!

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